Jeudi 6 septembre 2007
 

1985 : J'interpréte le frêre Vicente de Valverde et le G.I. dans "le soleil foulé par les chevaux" une pièce de Jorge Enrique ADOUM, mise en scène par Fabio PACCIONI.
Une grande expérience de technique théâtre pour une pièce qui avait 10 ans de retard. Parallèle y était faite entre la guerre  Américano-Viet-Namienne et la conquète de l'empire inca par François Pizzare.Lors des répétition Fabio Paccioni, qui était déjà un vieux monsieur nous a transmis sa technique de gestion de l'énergie et de la concentration. Il est dommage que ce fût au service de cette pièce, alors qu'on devait monter le Dom Juan de Tirso de Molina (une autre  pièce du XV° siècle espagnol) qui , à mon avis était plus dans la lignée de ce qui se faisait à ce moment-là.
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Malgrès le coté "has been" du spectacle, je ne regrette pas les rôles que j'ai construit. Ils furent beaux, et après tout, ça compte aussi. Et puis on l'a bien joué 50 fois, alors il faut s'investir.

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par Claude Lemaire publié dans : COMEDIE
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Jeudi 6 septembre 2007
Voila les faits.
Lors d'une représentation d'un spectacle amateur par une compagnie de Dourdan (91), le reporter de la presse locale (les Nouvelles de l'Essonne), un parfait imbécile, et il y en a, monte sur la scène pendant que les comédiens jouent leur spectacle et prend en photo le public dans la salle, à coup de flashes. Vous imaginez un journaliste debout au milieu d'une scène pendant une représentation.Cela aurait été une mise en scène de Tadéus Kantor, j'aurais rien dit, mais là..je suis monté attraper le guignol, et je l'ai sorti de la salle à coup de pompes dans les fesses (si, si !), sous les rires du public.
redim-les-nouvelles---25-nov-85.jpgEvidement il n'a que moyennement apprécié, donc il a cru bon de faire un article, où il  taxe les professionnels "d'intellectuels teigneux".
Evidement la compagnie amateur a répondu...
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Moi et ma grande gueule...enfin ça fait des souvenirs.
par Claude Lemaire publié dans : NOTES GENERALES
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Vendredi 7 septembre 2007
Ayant passé quelques années au concervatoire de musique (10 de guitare classique et et 2 ans de flute traversière) je garde toujours un oeil sur la musique.Ma joie est grande lorsque que j'apprends que je vais travailler avec Bernard Baschet, l'inventeur des tôles à voix et des cristaux chantant, j'en passe....
C'est un grand artiste et il fait référence dans la création d'instruments.Il a composé une symphonie sur des textes de Michel Butor, et je dois dire ces textes suivant une partition musicale m'indiquant pour chacun mot, l'intensité, la couleur et la hauteur de voix.
Ce spectacle a été un travail sympa, parceque rigoureux.J'étais entouré de professeurs de conservatoire, de membres de l'Orchestre National de Paris, et de musicologue qui venait étudier le travail de Baschet pendant les répètes. Inutile de dire que je n'en menais pas large.
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par Claude Lemaire publié dans : MUSIQUE
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Vendredi 7 septembre 2007
Dans le spectacle, on compte par saison, ça va de septembre à septembre. Mais dans la vie on compte en année civile, ce qui fait que dans le spectacle nous sommes toujours à cheval sur deux années.
Nous sommes sûrement des passeurs de temps.
Au début de la saison 85/86, je crée un atelier théâtre. Pour la première fois de ma vie je vais enseigner aux autres dans mon propre cours. Ce n'est pas une mince affaire, et j'adopte un principe qui s'avère être payant :
"Il n'y a pas de théâtre sans public !"
Je base tous mon enseignement sur le fait qu'en ayant débuté le théâtre en octobre, on peut jouer en février.
Et ça marche.
Patrick Mecucci écrit une pièce adapté aux différents niveaux des élèves de l'atelier, et "en route vers de nouvelles aventures !"
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"Un singe en haut de l'armoire", a été jouée 6 fois par des élèves de tous les ages, les plus jeunes avaient 14 ans et la plus vieille 70.Et tout le monde s'est éclaté. Vive le stress et la pression.
redimUN-SINGE-EN-HAUT-DE-L-ARMOIRE-3---1986.jpgredim-UN-SINGE-EN-HAUT-DE-L-ARMOIRE-1---1986.jpgredim-UN-SINGE-EN-HAUT-DE-L-ARMOIRE-4---1986.jpgOutre le travail d'enseignement, j'en profite pour parfaire mon travail de metteur en scène.Le travail de direction d'acteur est réalisé pendant l'atelier, complété d'une formation technique.
Pour les décors et les costumes, nous n'avions pas de budget, mais cela n'avait que très peu d'importance, depuis que j'avais commencé le théâtre j'avais appris à faire "à la récupe".
Dans l'ensemble, je ne me suis pas ennuyé en regardant cette pièce, et je crois que mes élèves ne se sont pas sentis frustrés.

par Claude Lemaire publié dans : ATELIERS - COURS
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Vendredi 7 septembre 2007
1986 c'est aussi l'année "des peintres".
redim-AFFICHE-Mai-86.jpgredim-LES-PEINTRES-14----Mai-86.jpgPatrick Mecucci signe une pièce de théâtre dont les personnages sont calqués sur les comédiens.
Je signe la mise en scène du spectacle et Lionel Lesage réalise le décor. Un vrai spectacle réalisé à trois et qui a plutôt plu au public.
Un peintre (Mecucci), un plombier (Lesage) et un électricien réalise les finitions d'un appartement. Le peintre propose de réalisé son propre vernis à l'aide d'un siccatif à base de champignons hallucinogènes méxicains. Evidement ça dérape.
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redimLe-Pli---21-mai-87.jpgLa presse, est bien sûr toujours là.
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Ce spectacle aurait mérité une diffusion plus importante.

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En tout cas c'est encore un très bon souvenir, alors pas de regret.








par Claude Lemaire publié dans : MISES EN SCENE ET ASSISTANAT
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Vendredi 7 septembre 2007
Au début de la saison, nous avons négocié l'encadrement et la programmation du second Festival Historique de Dourdan.
Celui-ci doit avoir lieu en juin. Pour l'occasion nous posons les base de ce qu'allait être notre Compagnie Dourdannaise.Tout naturellement les professionels se démarquent du groupe et petit à petit deviennent les décideurs et les encadrants.
Deux têtes se détachaient dans la prise de direction, Reynald Coulon et mio. Plutôt que d'être concurrents nous avons décidé de nous allier. De cette alliance naîtra une compagnie de théâtre à vocation professionnelle.
Pour l'heure nous réalisons le deuxième Festival de Dourdan, dont nous axons les manifestations autour du théâtre "historique".
Le bourgeois Gentilhomme sera mis en scène par Reynald Coulon, je l'assiste dans sa tâche et interpréte le rôle titre (5 représentations).
Il y aura également "la Celestine" de F.De Rojas (3 représentations), et, pour l'occasion, la création d'un spectacle de rue d'après le "Théâtre Obligatoire Universel" de Karl Valentin, spectacle où je joue le clown Asticot, avec Michel Lagarde qui joue le clown Camembert (9 représentations).
Nous choisissons de concentrer la programmation le week-end, afin que le public se déplace, vive le théâtre en banlieue.
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Outre les pièces nous programmons également des animations sur la place ancienne (jongleurs, trapèze, corde volante...etc) entre la halle, l'église et le chateaux. Très beau décor.
Pour sa part, le Directeur e Affaires Culturelles organise un tournoi de chevalerie dans les jardins municipaux.

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redim-Le-r--publicain--26-juin-86.jpgCe fut une belle réussite, d'ailleurs ce festival éxiste toujours, même si le module s'est transformé au fil du temps.
Détail amusant c'est la seule fois de ma vie où j'ai eu 2 première le même week-end : Le Bourgeois Gentilhomme et le Théâtre Obligatoire Universel. Premère auquelles il fallut rajouter la reprise de la Celestine, ce qui nous fait 3 représentations différentes de trois spectacles différents (et pas des moindres) en seulement 2 jours. Je suis fier de la performance.
par Claude Lemaire publié dans : MISE EN VALEUR DE PATRIMOINE
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Samedi 8 septembre 2007
Doit-on encore présenter le Bourgeois Gentilhomme de Molière? Non, je ne crois pas.
Sachez seulement que nous avons joué le texte intégral en délirant comme des fous et accompagné du group A Vot'Bunker en direct.Nous avions bien sûr gardé le texte original des chansons de la pièce.
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Anecdote amusante, pour l'occasion j'avais créé une compagnie qui s'appelait "Le Chien Qui Pisse" (C.Q.P. dans l'affiche), parce que je m'étais pris de bec avec le directeur de la compagnie du Réverbère.
Je suis vraiment un teigneux.
redim-Le-Bourgeois-r--p--titions----Mai-1986.jpgLes répétitions se déroulent en partie sur le lieu de représentation, et le travail aboutit a une réalisatio qui nous enchantera tous.
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Le décor est simple : un grand fauteuil monté sur roulettes, et tout tournera autour.
redim-infos-mairie-2--25-juin-1986.jpgredim-LE-BOURGEOIS-3---Juin-1986.jpgredim-LE-BOURGEOIS-2---Juin-1986.jpgredim-Le-r--publicain--12-juin-86.jpgJe crois que ce personnage fait partie des meilleurs rôles de ma vie. C'est vrai qu'on n'aborde pas Molière les mains dans les poches mais plutôt avec des poches sous les yeux. Je perdais 1kilo700 par représentation, si, si, c'est vrai.
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redim-LE-BOURGEOIS-4---Juin-1986.jpgMais quel pied !
par Claude Lemaire publié dans : COMEDIE
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Samedi 8 septembre 2007
En partant de skeches de Karl Valantin, nous avons laissé dérivé notre créativité pour pondre un spectacle fixe d'extérieur.Bien qûr le metteur en scène, Tato Jurado, orchestrait le bal.Ce fut un joyeux délire, mais du travail de pro quand même.
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Nous nous étions aménagé des loges dans l'ancien corbillard qui servait de camion à la compagnie du Hangar, et nous faisions nos entrées de scène directement depuis le camion.
Dans ce spcetacle nous avions monté un numéro à 3 personnages, le Clown Camembert (Michel Lagarde), le Clown Aspicot (moi) et Pépète (Chantal Nicolas). Les répliques fusaient accompagnées de batterie par le Camembert et de claquettes par Asticot.Tous le thème tournait autour de l'amour de pépète et de la jalousie entre le gros et le maigre.
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Jusqu'au final qui n'était pas sans rappeler un certain grand-guignol.
Nous jouerons peu de fois ce spectacle, une vingtaine en tout, mais il correspond pour moi à la confirmation de ce que je préssentais, j'aimais jouer dans la rue.
par Claude Lemaire publié dans : SPECTACLES DE RUE
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Lundi 10 septembre 2007
En 1986 Tato Jurado me confie le rôle du Diable dans "le Concile d'amour" d'Oscar Panizza.
C'est une pièce superbe dont le thème est la punition.
Il faut punir les hommes par où ils pèchent. Le diable va inventer la syphillis qu'il enverra au Vatican.
Dans cette pièce le Diable a un monologue de 45 minutes. Un vrai plaisir.
C'est encore Michel Lagarde qui signe le décor, un miroir de 8mX8m en guise de sol, un taps (rideau de fond de scène) de velour noir sur lequel trône des bustes réalisés par Manuel Bigeard.
L'entrée du diable dans les Enfers se fait par les cintres (le plafond de la scène), depuis lequels je descends en utilisant une guinde lisse. (Au CAC de Corbeilles Essonne cela fait 19m80).
Pendant cette descente, je dis 3 pages du texte.
Avec le Hangar, nous faisons un théâtre très physique.
redim-Le-R--publicain---27-Nov-1986.jpgNous jouons également avec une colombe, une vrai, qui se déplace en liberté et qui symbolise le Saint Esprit.
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redim-LE-CONCILE-D-AMOUR-1---Nov-86.jpgredim-LE-CONCILE-D-AMOUR-2---Nov-86.jpgredim-LE-CONCILE-D-AMOUR-8---Nov-86.jpgredim-LE-CONCILE-D-AMOUR-6---Nov-86.jpgC'est sans contexte le rôle où j'ai le plus travaillé la beauté. On incarne pas le Démon pour en faire un être biscornu et malformé. Il vaut mieux que celà !

par Claude Lemaire publié dans : COMEDIE
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Jeudi 13 septembre 2007
C'est la superbe pièce de Rezvani que je mets en scène en 1987 avec les élèves de mon cours.
Pas de moyen, comme d'habitude...

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Mais la presse est toujours...


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Bons souvenirs avec des élèves motivés.
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par Claude Lemaire publié dans : ATELIERS - COURS
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