Le plaisir des sensations fortes liées au one man show avait fait son petit bonhomme de chemin. Alors, en 1983, je décide d'en écrire
un pour moi tout seul, forcément. Et en plus je m'offre le plaisir de le mettre en scène et de programmer la première le jour de mes 25 ans, faut pas rigoler avec la
mégalo.

Je travaille sur un dispositif scénique basé sur le noir et blanc, un livre au jardin nomme les chapitres et quelques accessoires me servent de
visuels aux différents sketches.Le costume est composé d'un juste-au-corps noir sur lequel je fixe des éléments à l'aide de bandes velcro.
Pour le coup je travaille dans un esprit orienté vers l'outrance et la bande dessinée, utilisant quelques "gimmicks" de
Fluide Glacial, avec les autorisations de Marcel Gotlib et Daniel Goossens.


Les
Nouvelles de l'Essonne - 23 février 1983
Et la presse...toujours présente...


Franchement, je me suis bien amusé à monter ce spectacle, j'en remercie encore mes producteurs (Atlier Marie Poussepin et Art Béton), ainsi que monsieur le curé pour le prêt de la salle paroissiale
(non je déconne, jamais il ne l'aurait prêté pour un spectacle prônant des idées aussi subverssives). Au niveau publicitaire mon pote Thierry Bertoux avait joué le jeu à fond, il était alors PD-G
d'un studio de pub (l'I studio) et il m'avait filé un sacré coup de main, comme à son habitude. J'avais eu de superbes affiches noires et jaunes (50 X 70) et des bandeaux marqués "Cet homme est
dangereux" que je collais sous toutes les affiches de propagande politique du moment, gauche et droite confondues (en 83 il y avait des législatives ou des municipales, je ne sais plus)...J'ai bien
ri.
par Claude Lemaire
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ONE MAN SHOW - SOLO
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1983, c'est aussi la date de mon premier cachet de comédien. Pour la première fois je suis payé (pas grand chose
certes mais quand même) pour mon interprétation de Chick, dans "l'écume des jours" de Boris VIAN, (Projet d’Actions Educatives, Ministère de la
Jeunesse et des Sports), mise en scène de Marie-Claude DOLIVET.

Ce travail a été, à mon avis, l'une des pires réalisations de spectacle de ma carrière, en grande partie à cause du metteur en scène, qui, sous
prétexte qu'elle était prof d'art plastique, qu'elle avait trouvé un peu de sous, et qu'elle s'était payé des comédiens pensait avoir tout compris au théâtre. Dieu merci (s'il a à voir
quelque chose là dedans), tout a une fin, et le spectacle eut lieu.
J'encaissais enfin mon premier cachet...Salut l'amateur, bonjour la galère !
par Claude Lemaire
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Mercredi 5 septembre 2007
PARCOURS D'ARTISTE :
Seconde periode
1984 - 1986 : LE JEUNE PROFESSIONNEL.
Faisant suite à ma prestation dans Chick (l'écume de jours), l'une des deux plus grosses compagnies de l'Essonne me propose de venir travailler sur un projet ambitieux, financé par plusieurs
communes du département. Je rentre donc comme comédien au théâtre du Hangar, avec défraiement et cachets "au noir"...
En tout cas, je ne fais plus que du théâtre...enfin je ne fais plus que de l'art.
C'est dans cette compagnie que je confirme mon appartenance à l'esprit de compagnie plutôt qu'au feeling individuel.
La compagnie est dirigée par 3 "têtes" :
Tato Jurado le metteur en scène
Alain Héril le directeur
et Michel Lagarde le décorateur scénographe.
Les habitués de mon blog de dessins connaissent le nom de Michel, c'est pour lui et Patrick Mecucci que j'interprête aujourd'hui, un personnage dans une "bande dessinée" un peu spéciale.
Tout se
recoupe, et rien ne se perds.
Ceci étant ça n'est pas parceque je suis comédien au Hangar que je me prive de bosser ailleurs.
En fait, j'ai soif de jouer, et surtout, j'ai soif d'exister.
par Claude Lemaire
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NOTES GENERALES
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Mercredi 5 septembre 2007
En 1984, j'interpréte le terrible Wolfgang-Amadéus dans "Comix Dream", la première pièce de Patrick MECUCCI, qui assume aussi la mise en scène.
C'est Thierry Bertoux, encore lui, qui me présente Patrick Mecucci, un érudit talentueux qui décide de découvrir la pratique théâtrale.
Il écrit une pièce complètement délirante et nous voila partis dans l'aventure.
Ma fois j'ai bien rigolé à monter ce personnage d'éminence grise, âme damnée d'un parfait abruti qui veut devenir maître du monde.
Cette pièce aussi
pour moi, l'occasion de signer ma première affiche, dont le style n'est pas très éloigné de mon travail de dessinateur d'aujourd'hui.
Et d'ailleurs, la
presse témoigne de l'évènement : "...un public jeune et moins jeune, toujours présent"...

par Claude Lemaire
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Mercredi 5 septembre 2007
1984, c'est aussi l'année où je participe à mon premier court métrage (12mn) en jouant le crâne
rasé dans « Chasse », réalisé par Yves BRUNELLE, qui se suicidera 3 ans plus tard, en se tirant une balle dans la tête. La vie d'artiste aussi est parsemée de drames.
Le travail d'acteur fut
super pendant les nuits de tournages, Yves ayant réussi à réunir une équipe de professionnels dans tous les domaines techniques et artistiques.
Tous cherchèrent à promotionner le film, qui
s'est produit dans plein de festivals de courts...mais le parcours est difficile. En tout cas il l'a certainement été beaucoup trop pour Yves.
But the show must go
on...
par Claude Lemaire
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Mercredi 5 septembre 2007
Bon sincèrement, il n'y a pas à dire grand chose sur la réalistation de ce clip, à par la débauche de moyens financiers pour tenter de mettre en
valeur une chanson aussi nulle que le groupe qui l'interprétait.
Je n'ai même jamais vu ce clip à la télé, ou ailleurs...
Mais faut bien vivre, et j'allais en faire d'autres des cacas de ce genre, on y échappe pas.
Heureusement,
la presse est toujours présente...
par Claude Lemaire
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FICTIONS FILMEES
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Mercredi 5 septembre 2007
Le Suicidaire de Nicolaï Erdman
Grosse machine, très grosse machine mise en scène par Tato Jurado...
Le décor d'abord, conçu par Michel Lagarde, il représente un immeuble de deux étages à Moscou, et nous avons mis plusieurs mois à le réaliser, mais il faut dire que nous étions une toute petite
équipe, Michel et moi à plein temps et Yves Guillerault à mi-temps.
Nous avions
loué un entrepos afin de pouvoir travailler en taille réelle, le décor faisait 8 mètres d'ouverture, 10 mètres de profondeur et 7,20 de hauteur, et il était conçu pour être assemblé en un service
(4 heures).
La distribution de la pièce était aussi très importante.

16 comédiens, dont certain ont eut leurs heures de gloire par la suite (Nicole Avezard - les Vamps), et dont beaucoup sont encore dans le métier.
Certains aussi ont disparut comme Jean-Luc Plantade ou Heuriette Soeters, paix à leur âme et gloire à leur souvenir.
Dans cette pièce, j'interprète un personnage qui n'éxiste pas dans l'écriture, un sourd-muet-cul de jatte, qui vit sous l'escalier. Ce rôle
devient l'oeil du public et fini par voler la vedette aux autres, ce qui m'attire les foudres de mes camarades, heureusement les choses se régulent d'elles-même. Après tout c'est le metteur en
scène qui décide de la distribution.

La pièce a plus tôt pas trop mal tourné, environ 50 représentations, mais surtout en région parisienne.La presse en témoigne.

A noter dans cet article, difficile à distinguer, dans la grand photo du haut, la costumière Sylvie Lombart qui fait un doigt d'honneur au
journaliste qui flache la salle. Cet imbécile (parcequ'on ne flache pas un public) ne s'en est même pas aperçu et la photo est paru comme telle.





par Claude Lemaire
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