AVERTISSEMENT :
Ce blog est un press-book, donc les articles se suivent en ordre chronologique. Plus que beaucoup d'autres blogs, les catégories ont une grande importance, car elle permettent d'isoler un type de
travail défini en fonction du choix du lecteur.
Vous pouvez vous y reporter à droite des articles.
D'autre part, tous les articles et toutes les photos de ces spectacles ne sont pas publiées, j'en possède beaucoup d'autres. Si vous voulez les posséder (je pense en particulier à mes anciens
camarades de scène) il vous suffit de me le dire :
clodlemaire@free.fr
Pour tout le monde : bonne lecture !
A tout moment vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière PRESS BOOK :
PARCOURS D’ARTISTE
Première période.
1976 – 1983 : L’AMATEUR
Un professionnel peut se construire sur la pratique amateur, ce fut mon
cas.
« Il faut une heure pour faire une star, mais il faut une vie pour faire un artiste ! » Annie
CORDY.
Comme beaucoup d’artistes, j’ai rencontré le théâtre en intégrant une petite compagnie amateur.
Dans cet environnement où la création était très ouverte, la comédie m’a permis de développer et d’affiner les besoins
de ma créativité.
J’y ai aussi découvert mon besoin de technique artistique, ce qui me poussa à prendre des cours d’art
dramatique.
C’est ce parcours qui est évoqué dans cette premiere période qui s'étend de 1976 à 1983.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : NOTES GENERALES
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De 1976-1979 , je joue de différents instruments (guitare, charengo, quatro, quena, siku et chant) dans le groupe
"HUANUCO" qui interprète de la musique sud-américaine.
En 1976 avec Yves Lechappelain et Jean-Luc Naudin.
Je suis le guitariste à droite de l'image.
Les nouvelles de l'Essonne - 28-12-1977
Les nouvelles de l'Essonne - 28-3-1977
C'est aussi l'occasion de voir mes premiers articles de presse.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : MUSIQUE
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En 1978 c'est la première
interprétation d'un personnage dans une pièce de théâtre. Le sergent de ville dans "les chemins de la liberté", montage mis en scène par Pascal GAGNEUX (1957 - 2005), mort d'avoir vécu trop vite.
Je me souviens encore de la seule et unique réplique que j'avais à dire : "Qu'est-ce que vous faites là !"
A l'extrème gauche de l'image du haut, toujours inséparable de ma guitare, je commençais à apprendre l'esprit de
compagnie.
Certes le personnage avait un texte peu valorisant mais il faut bien commencer par quelque chose.
Et puis en plus du texte de la pièce, nous chantions des chansons "engagées" pendant le spectacle, et qui faisait la guitare à droite, au coté de mon
compère de l'époque Patrick Bacqué ?
Patrick Bacqué, avec qui je faisais (à gauche sur la photo ci-dessous) une première partie musicale où nous interpétions nos propres chansons ainsi que
des reprises (Lapointe, Corbier...).
Un autre compère avec qui je devais tailler un sacré bout de route, puisqu'on se voit toujours
très régulièrement et qu'il ne se passe pas 15 jours sans au moins un coup de fil, c'est Thierry Bertoux, et la presse en témoigne, il y a dejà pas loin de 30 ans on faisait des trucs
ensemble (films, expos photos ou écriture de textes).
Comme quoi la fidélité en amitié ça peut exister.
Les nouvelles de l'Essonne -
10-5-1978
A l'époque mon parcours d'artiste était encore mal défini, je chassais du coté de la musique, de la photo, et du théâtre, sans trop savoir où je
mettais les pieds. C'est la vie qui allai décider pour moi.
Mais toujours la presse témoignait.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : COMEDIE
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En 1979, Reynald Coulon met en scène "Arbalètes et
vieilles rapières" de Georges MICHEL, où il me confie le rôle du grand-père.
C'est un texte important et il a l'avantage d'avoir la première réplique de la pièce : "Ah les
fumiers, ah ça alors, ah ben ça c'est des fumiers !" (je cite de mémoire...).
Je n'ai aucune expérience des répétitions théâtrales, alors je construits mon personnage "à l'instinct"...Mais déjà je
m'oriente vers la recherche d'attitudes physiques. Comment ressembler à un vieux quand on a 21 ans ?
Bien sûr tout est excessif, je n'ai encore pas entendu parlé de concepts comme l'énergie du geste, ou l'interriorisation d'un personnage...
Mais il faut laisser le temps au temps.
La presse locale, toujours très présente, se fait le relais de notre travail d'amateur.
Le parisien libéré - 21
avril 1979
Le parisien libéré - 12 avril 1979
Le parisien libéré - 4 mai 1979
Le parisien libéré - 26 avril 1979
Le Républicain de l'Essonne - 5 mai 1979.
En fait de 850, c'est 987 entrées payantes (c'est à dire plus de 1000 personnes en comptant les invitations) que nous
verrons ce soir-là, un recors pour une petite ville de 6000 habitants à l'époque.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : COMEDIE
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En 1979, j'interpréte un fou dans "Pour
en finir avec le jugement de Dieu", d'Antonin ARTAUD, mise en scène de Pascal GAGNEUX.
C'est la première fois que la pièce est monté sur scène, à l'origine Artaud l'ayant écrite pour la radio.
Là encore un extrait de mon texte me revient :
"Premièrement je renie le baptème, deuxièmement je chie sur le nom chrétien, troisièmement je me branle sur la croix de Dieu..."
Je n'ai malheureusement pas de photo de cette première version du spectacle, qui sera repris quelques années plus tard.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : COMEDIE
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En 1979 je signe également mon premier solo de théâtre, dont j'assume la mise en scène.
S'il avait été comique on aurait pu dire un One Man Show, mais loin de chercher à faire rire, j'interprète les deux textes de Patrick Bacqué, pour signer une heure de spectacle seul en scène, où je
me prends au sérieux.
C'est un électrochoc...je vais même jusqu'à uriner sur moi avant de monter sur scène. Il faut dire que j'ai peu d'expérience, et qu'en terme de sensations fortes, le solo c'est le must.
Texte boulé et débité sans retenue, aucune finesse dans le jeu, aucune précision dans le geste, la seule chose de positive que je retienne de ce
spectacle c'est d'avoir eu le culot d'y aller.
Les Nouvelles de l'Essonne - 3 décembre 1979.
Le Parisien Libéré - 4 décembre 1979.
Le Républicain de l'Essonne - 5 décembre 1979.
Je remercie la presse d'avoir été le témoin "objectif" de ce moment que le public m'a pardonné depuis.
Il faut dire que j'étais encore un amateur...alors, on peut tout se permettre ou presque.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : ONE MAN SHOW - SOLO
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1980, c'est l'année de ma première approche du texte classique.
Pascal Gagneux me demande d'interpréter Monsieur Jourdain sur le thème suivant, le Bourgeois Gentilhomme reçoit du public en son chateau de
Dourdan.
C'est un prétexte à présenter les plus grandes scènes du répertoire de Molière.
Je
découvre dans ce spectacle plusieurs des grands plaisirs du théâtre. La joie d'interpréter de beaux textes, celle de jouer en décor naturel et celle d'être en costume XVII
ème.
Je découvre aussi la joie de mettre en valeur un patrimoine
historique.
Mais plus que tout je découvre aussi le plaisir de se perdre dans les couloirs avec
les comédiennes.On ne se refait pas !
Et la presse toujours présente témoigne de l'évènement.
Le Parisien libéré - 28 février 1980
Le Républicain de l'Essonne - 3 mars 1980
C'est aussi, avec ce spectacle, la première fois que je pars en "tournée". Le terme est bien pompeux pour un
déplacement de 40 kilomètres, mais, quand même, découvrir un nouveau lieu, apprendre à recomposer des déplacements, s'adapter en très peu de temps...ça ne sont pas les kilomètres qui comptent,
tous les artistes le disent.
Toutes les Nouvelles - 12 octobre
1980
Le plus drôle c'est que j'ai joué cette représentation à Rambouillet pendant une permission, car entre
avril 1980 et avril 1981 je suis parti enfiler un autre costume un peu plus strict dans l'est de la France. Mais ça c'est une autre histoire.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : COMEDIE
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En 1981, je suis libéré de l'armée, et donc tout naturellement je continue mes activités théâtrales.
Pascal Gagneux me demande d'interpréter le rôle de l'empereur Helliogabale dans la reprise de "Pour en finir avec
le jugement de Dieu" d'Antonin ARTAUD.
La mise en scène est identique à la première version, sept tonnes
de terre étalée sur la scène, habilement décorées avec des têtes de chevaux écorchées (des vrais, si, si) et des poteries en terre remplies de sang de porc (40 litres par représentation).
Par-ci par là trainent des morceaux de foie et des viscères diverses et variées. Entre deux vomissement, le public a adoré.
Je me souviens encore d'avoir chanté des choses comme "O retché modo,
to édiiré, ditza to daari, do padéra coco". Aujourd'hui encore je ne suis pas certain d'avoir tout bien compris.
Et toujours la presse qui témoigne de la présence d'un public "jeune et moins jeune".
Enfin le spectacle était beau et se concluait par un débat où chacun
exprimait son désarroi et son mal-être, dans la joie et la bonne humeur. C'était très en vogue à l'époque.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : COMEDIE
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Toujours en 1981, j'interpréte Mitaro dans "Fando et Lys" de Fernando ARABAL, dans la mise scène de Pascal GAGNEUX.
Je
commence à comprendre comment fonctionne l'art de jouer, et surtout je commence à percevoir que plus on apprend à jouer moins on sait jouer.
Mitaro est un rôle important dans Fando et Lis et il faut une grande maturité pour se risquer à l'interpréter, ce qui me manquait gravement. Aussi juste que pouvais être, je manquais de peu ce
personnage. Il m'aurait fallut 20 ans de plus. D'ailleurs, il nous aurait fallut à tous 20 ans de plus, sauf à Lis qui doit être une jeune fille.
A part
la photo ci-dessus, toutes les autres sont de mon ami Thierry Bertoux, dont j'ai déjà parlé et dont je reparlerai certainement dans ce blog.
Mais j'ai beau jeu de critiquer aujourd'hui, avec 30 ans de métier, et pas mal de recul, en fait je me suis quand même éclaté avec ces rôles.
Par Claude Lemaire
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Publié dans : COMEDIE
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En 1982, je décide de me prendre un peu en main et je monte à la capitale. Je rentre à l'Atelier International de Théâtre de l'Américan Center en
cours "pro", juste sur la présentation de mon book et après une petite audition.
Je deviens un élève de Blanche Salan, que tous les comédiens de ma génération connaissent, ou presque. Elle-même élève de Lee Strasberg à l'Actor Studio, elle nous enseigne les techniques de
l'interprétation à l'américaine.
Je commence à percevoir des horizons artistiques insoupsonnés et des ressources personnelles jusqu'alors inconnues.
J'en profite pour découvrir le travail devant la caméra en participant à la réalisation d'un docu-fiction sur Alexandre Zinoviev, réalisé par Henri Glaeser.
Télépoche - 2 février 1982
Je dois dire que j'ai adoré être filmé et que l'ambiance des plateaux de tournage est à nulle autre pareilles.
Télé 7 jours - 2 février 1982
Par Claude Lemaire
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Publié dans : FICTIONS FILMEES
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